CSAD 58 : des suppressions de postes … mais pas que !

Suite au groupe de travail du 17 mars, le CSAD s'est tenu le vendredi 20 mars. Les échanges ont été constructifs mais contraints par un budget en baisse.

Ouvertures et (surtout) fermetures de postes

12 postes seront supprimés dans les collèges dont 6 sur postes vacants alors que 6 collègues subiront des mesures de cartes scolaires :

  • 3 en mathématiques,
  • 2 en Allemand,
  • 2 en lettres classiques,
  • 1 en lettres modernes ,
  • 1 en anglais,
  • 1 en SVT,
  • 1 en éducation musicale,
  • 1 en technologie

Ces suppressions de postes auront des impacts majeurs sur le fonctionnement des établissements, en particulier les plus petits, et aggravera une fois encore des difficultés déjà bien identifiées pour les personnels : compléments de service parfois très éloignés, possible mesures de carte scolaire successives, dégradation des conditions de travail et de la santé de certains agents, augmentation des risques psycho-sociaux et routiers, bref des dégâts humains liés à la baisse continue des moyens. Ces situations fragilisent les équipes, empêchent les personnels de s’investir pleinement dans leur établissement et pénalisent directement les élèves, souvent déjà éloignés des services publics et de l’offre culturelle. C’est pour cela que nous avons voté contre ces fermetures. 

3 postes seront ouverts dans le département :

  • 1 poste en mathématiques au collège de Clamecy
  • 1 poste de lettres classiques à Victor Hugo à Nevers
  • 1 poste FLE au collège des Loges à Nevers

Nous avons également appuyé la possibilité d’une ouverture de poste en Espagnol à Luzy avec un complément dans un établissement proche, à Cercy puisque ces heures sont pérennes. Nous avons mis en avant les habitudes de travaille communes de ces établissements mais aussi le bénéfice pour les élèves. Un collègue stabilisé sur ce poste pourrait s’intégrer à la vie des établissements et mettre en place des actions culturelles ou des échanges. La DASEN a semblé à l’écoute et a remonté cette demande au rectorat.

 

Des compléments qui questionnent

Le nombre de postes partagés explose, avec des compléments à effectuer sur 2, 3 voire 4 établissements, éloignés jusqu’à 58 km dans un département avec très peu de transport collectif. La question des risques routiers, travaillée en F3S, doit être mieux prise en compte dans les politiques d’affectation et d’organisation du travail. 

Plus de 100 collègues vont devoir compléter leur service dans un ou plusieurs autres établissements du département.

Cette situation ne concerne pas que des matières à petit volume horaire par classe comme l’allemand, l’éducation musicale ou les arts plastiques, c’est aussi le cas dans les autres.

On ne peut pas nier la réalité du terrain, la baisse démographique engendre des suppressions de postes, mais il existe malgré tout des effectifs élevés dans de nombreux établissements.

Faut-il rappeler que parmi les pays de l’OCDE, c’est la France qui présente les classes les plus chargées ?

Un grand nombre d’études internationales ont établi qu’une taille de classe réduite améliore les acquis scolaires ; d’autres travaux ont montré qu’à terme, cela favorise l’insertion professionnelle.

Pour les petits établissements (une ou deux classes par niveaux), il nous faut imaginer des organisations du travail différentes, trouver des solutions pour avoir des conditions de travail qui restent soutenables pour les collègues et qui leur permettent de s’investir auprès des élèves. Pourquoi pas permettre aux collègues volontaires de compléter leur service par des projets innovants ou en intervenant dans des écoles…

Pour la CFDT Éducation Bourgogne, la jeunesse devrait constituer une priorité budgétaire.
Investir dans l’éducation, c’est investir dans l’avenir de notre pays.