Un mois après la rentrée, le Sgen-CFDT Bourgogne en dresse un premier bilan après avoir entendu ses adhérents lors des Assemblée Générales départementales de rentrée.
Dans les école maternelles et élémentaires de Bourgogne
La situation de l’Yonne nous préoccupe toujours autant. L’emploi de 10 contractuels et de 10 lauréats sur liste complémentaire du concours pour abonder les effectifs enseignants à la rentrée ne nous satisfait pas. Nous avons demandé, et continuons d’affirmer que ces 20 personnels auraient du être pris uniquement sur la liste complémentaire. Le recours aux emplois précaires est indigne d’une gestion à long terme du système éducatif.
Dans les collèges bourguignons,
la situation se clarifie peu à peu, les manuels arrivent, les emplois du temps se stabilisent. La surcharge de travail liée au changement de programme et à la mise en place de l’Accompagnement Personnalisé (AP) et des Enseignements Pratiques Interdisciplinaires (EPI) se confirme. Les heures de permanence nombreuses posent des problèmes dans les collèges ruraux dépendant du ramassage scolaire. Nos revendications restent inchangées : reconnaissance financière de ce surcroît de travail et accompagnement des équipes par de la formation et du conseil.
Redoublements en lycée
Nous étions inquiets pour la mise en place du redoublement des candidats malheureux au bac. La situation semble correcte, mais aucun moyens supplémentaires n’a été dédié à leur accueil, chaque lycée « bricolant » avec ses ressources. Nous constatons avec regret que des équipes complètes de direction ont été changées dans certains établissements, provoquant souvent des problème d’organisation à la rentrée par manque de continuité.
Enfants de réfugiés
Les moyens pour accueillir les étrangers allophones nous semblent insuffisants. Seuls quelques établissements secondaires sont dotés des structures d’accueil ad hoc, certaines villes, comme Beaune, en étant totalement dépourvues. Les moyens humains en élémentaires sont eux aussi, malgré une légère progression, en dessous des besoins. Des efforts de formation doivent être faits pour permettre aux maîtres et professeurs d‘accueillir dans tous les établissements scolaires les élèves allophones.
A l’Université de Bourgogne,
la situation budgétaire est particulièrement alarmante. Les personnels contractuels ont déjà fait les frais de la rigueur budgétaire en n’étant pas renouvelés en fin de contrat, et pour la campagne d’emploi 2017, de très nombreux postes administratifs et techniques et enseignants sont gelés. Parallèlement, la charge de travail augmente avec un nombre croissant d’étudiants qu’il faut pouvoir accueillir dans des groupes de TD. Nous dénonçons la réduction drastique des heures d’enseignement dans toutes les composantes, ainsi que la fermeture brutale et sans préavis de certaines formations, comme le parcours de lettres classiques en L1. Les étudiants qui se sont inscrits à l’UB ne recevront pas, dans la réalité, la totalité de la formation qu’ils ont choisie. Les maquettes de licence et de master sont désormais différentes de la version qui a été habilitée par le ministère pour le contrat présent. La politique d’austérité fait craindre pour l’avenir proche des formations.
La situation est également préoccupante à AgroSup. Là aussi, les contractuels n’ont pas été réembauchés mais la charge de travail demeure. Des projets de réduction futures du nombre d’heures d’enseignement dans certains masters (de 500h à 250h) nous semblent dangereux pour garantir la qualité de la formation des étudiants.
Sécurité
Partout, la question de la sécurité se pose. On peut se féliciter que les établissement d’enseignement ne soient plus des moulins ouverts à tous les vents, mais les moyens, particulièrement humains, ne sont pas à la hauteur. Dans les écoles, les directeurs subissent une pression forte de la part des directions académiques. Dans les établissements du secondaires, les assistants d’éducation, souvent en nombre déjà insuffisant, sont sollicités, ne remplissant plus leurs tâches habituelles dans l’établissement.
Fort de ces constats, le Sgen-CFDT Bourgogne entend continuer de porter auprès des instances concernées les revendications des personnels pour améliorer leurs conditions de travail. Il souhaite aussi les accompagner au quotidien en leur proposant des solutions concrètes au difficultés du quotidien, comme la journée du 22 novembre à Dijon portant sur le « Vivre et faire ensemble à l’école, quelles pratiques en EMC? » avec la présence et l’intervention de Pierre Kahn, coordinateur du groupe de rédaction du programme d’Education Morale et Civique (EMC).
